Un manifeste personnaliste

Dans ce livre, Carl Rogers, se place délibérément sur le terrain politique. Par des exemples conrets tirés de son expérience d thérapeute, d’enseignant, d’analyste institutionnel, il nous invite à une réflexion sur le pouvoir et sur le rapport aux institutions.

Il tente de débusquer les hypothèses dépressives et les phantasmes oppressifs ou les manipulations qui entravent le développement réel des personnes et l’humanisation des systèmes sociaux. Il nous invite à considérer que le phénomène de pouvoir, lion de se rétrécir au dessin d’asservir les forces et les opinions des autres personnes par une domination et une réduction pessimistes, peut être tout au contraire l’occasion pour chaque individu de donner aux autres comme à lui même, la possibilité, le pouvoir propre de s’affirmer et d’épanouir positivement ses potentialités.

Cette libération combative du potentiel personnel lance un défi aux concepts habituels sur lesquels se fonde notre société. Carl Rogers souligne la paradoxe suivant : c’est en partageant le pouvoir que l’on accroît son influence : le contrôle le plus constructif est le contrôle que l’on exerce sur soi-même, non pour se restreindre mais pour se confirmer et confirmer la dignité et la valeur d’autrui.

Ce livre vient à son heure, à un moment où la crise des systèmes et des structures sociales touche à son paroxysme. Il s’eforce de démontrer qu’une politique de la personne peut et doit être concrètement mise en oeuvre.

Ce livre s’appuie sur de nombreux exemples de personnes qui ont su se battre pour conquérir leur pouvoir et affermir celui des autrs en travaillant pas à pas à l’évolution des schémas et des conditionnements sociaux.