Quinzième Université d’été Carl Rogers

« Le monde et la personne de demain » – 2016

« Les vents du changement scientifique, social et culturel soufflent avec force. Ils vont nous envelopper dans ce nouveau monde, ce monde de demain… La clef de voûte de ce nouveau monde, ce seront les personnes, les personnes de demain. Voilà le scénario centré- sur-la-personne pour le futur. Nous pouvons le choisir, mais que nous le choisissions ou non, il semble bien que dans une certaine mesure il avance inexorablement vers un changement de notre culture. Et les changements iront dans le sens de plus d’« humanitude ». (A Way of Being)

Conférences, table ronde, ateliers, film, groupes de rencontre animés par les invités et par l’équipe des formateurs de l’Ifrdp.

Université d’été

du 28 juin au 2 juillet 2016

Les Jardins Intérieurs

07200 St Privat

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Conférence

L’homme fondamental. 
Dans son ouvrage « Le coeur conscient » Bruno Bettelheim dit avoir pu revenir vivant des camps de concentration parce qu’il a découvert en lui l’homme fondamental, cet homme se situant à égal distance entre l’homme résigné et l’homme révolté. Qu’est-ce que l’homme résigné ? Qu’est-ce que l’homme révolté ? Qu’est-ce que l’homme fondamental à égale distance entre l’homme résigné et l’homme révolté ?

Bertrand Vergely : Philosophe. Une question autour de la quelle tout s’organise: celle du sens de la vie. Des livres sur les questions du mal, de la souffrance et de la mort, là où le sens est contesté. Des livres sur la foi, le bonheur et l’émerveillement, là où le sens est manifesté. Des livres sur la philosophie et les philosophes, là où le sens est pratiqué. La souffrance, Gallimard 1997, La foi ou le Deviens qui tu es, Albin Michel 2014.

Table ronde

Regards croisés de trois psychopraticiens sur le monde et la personne de demain.

« L’enseignement de demain »
Les personnes de demain sont les enfants d’aujourd’hui qui sont confrontés presque chaque jour à notre système éducatif. Malgré l’évolution très rapide de notre société, l’instruction est restée basée sur le système économique de la révolution industrielle. L’enseignement à selon moi, un rôle majeur à jouer pour le futur mais le modèle actuel n’est plus adapté à ce nouveau monde qui veut éclore. Pensez-vous qu’il puisse exister un système pédagogique plus créatif, respectueux et centré sur la personne tout en restant en accord avec les exigences de notre société ? Peut-on envisager pour ces jeunes de pouvoir faire leurs choix librement, sans peur, en prenant le risque de faire ce qu’ils aiment vraiment ?

Bernadette Grampa : Psychopraticienne centrée sur la personne et art thérapeute. 49 ans, mariée sans enfant. Elle habite entre l’Italie et la France. Elle a été maquilleuse dans le cinéma pendant plus de vingt ans et a enseigné à l’Académie nationale d’art dramatique de Rome.
Carl Rogers parle des vents du changement qui soufflent fort et nous projettent dans un nouveau monde : le monde de demain… Cette impression d’accélération est d’autant plus sensible que les médias nous bombardent d’informations et que la technologie prend de plus en plus de place dans nos vies. Comment dans ce monde traversé de tensions et de défis puis-je m’engager comme personne centrée–sur-la-personne ? A travers certaines expériences que j’ai vécues, j’aimerais m’interroger, et nous interroger, sur l’engagement « humain » qui peut être le nôtre en dehors du champ de la thérapie. Et pour ma part, questionner la place que j’occupe en tant qu’homme dans ce « nouveau monde », notamment dans les deux sphères de l’intime que sont le couple et la famille.

Jean Damien Lepère : 48 ans, psychopraticien centré sur la personne, hypnothérapeute, bénévole dans une association d’écoute de personnes en grande solitude. Père d’une fille de 16 ans, il partage son temps entre Paris et Bratislava.
L’envie d’être et de devenir un « bon » professionnel dans sa pratique d’aide et de soutien aux plus vulnérables, un « bon » parent pour ses enfants chéris, le « bon » conjoint pour cet Autre choisi qui pourrait décevoir ou être déçu…ou bien la nécessité de faire le « bon » choix de vie quand on est jeune et confronté à un faisceau de possibles, sont des impasses souffrantes que je rencontre tant dans mon cabinet de psy que dans les séances d’analyse de pratiques que j’anime auprès d’équipes soignantes. Les changements de normes ouvrent un espace d’incertitudes individuelles ou collectives qui se traduisent par de l’anxiété, des découragements et des affaissements de l’estime de soi. De ma place d’écoutante, je ressens ces mal-êtres comme autant de symptômes d’une croissance empêchée, la personne ou le groupe qui s’exprime me parle de désirs contrariés, d’une créativité blessée qui cherchent à se restaurer en retrouvant un sens perdu. Si les personnes sont « la clé de voute » d’un monde nouveau, soutenir chacun dans son développement agirait alors positivement, par capillarité, vers tous les domaines de la vie, à l’instar du colibri, chacun faisant « sa part ».
Accompagner ces mouvements, ces changements suppose que la thérapeute que je suis reste ouverte au champ des possibles, renforcée dans le désir d’apprendre et d’évoluer, disponible pour accueillir les expériences nouvelles et les partager…comme le thème et la forme de cette université d’été 2016 m’invitent à le vivre.

Marie Cordebar a un parcours de 40 ans dans le secteur social et médico-social où elle a occupé différents postes d’éducatrice, de dirigeante et de formatrice/consultante. Son parcours  professionnel a été fortement marqué par la recherche d’amélioration des conditions de vie des personnes présentant notamment des caractéristiques de dépendance extrême.Aujourd’hui elle est psychopraticienne en Approche Centrée sur la Personne en clientèle privée et accompagne des équipes sociales et médico-sociales dans leurs pratiques professionnelles.

Des ateliers expérientiels et théoriques sont proposés chaque jours par les conférenciers et les facilitateurs de l’Ifrdp.
« Quels sont mes désirs et mes craintes concernant le monde et la Personne de demain ? » – Cécile Nury
« Etre en relation aujourd’hui » – Bruno Dethoor
« La supervision, ou comment prendre soin du praticien/thérapeute en devenir ? » – Daniel Bottzeck
« Tendresse et Bienveillance peuvent-elles être des paradigmes dans notre monde en mutation ? » – Daniel Bottzeck
« Dans quelle mesure suis-je prêt à changer, me laisser changer tout en restant moi-même ? » Willi Rös
« Atelier de Sciences (Humaines) Fiction » – Willi Rös
« Mouvement perpétuel » – Bernadette Grampa
« Du moi au Soi » Bertrand Vergely
« Préparer l’homme de demain en vivant son clown aujourd’hui » – Denis Verguin
« Où est demain dans mon ici et maintenant… » Jean-Damien Lepère
« Contes et champ thérapeutique, du symptôme à l’accomplissement de soi » – Marie Cordebar
« De l’optimisme et de ses bienfaits, ou quand l’optimisme devient une porte ouverte sur le champ des possibles. » – Nada Daou.
« La vie, un rien l’amène, un rien l’anime, un rien la mine, un rien l’emmène. » (Raymond Queneau) – Emmanuel Wirtz
« Qui m’empêche d’être la personne que je suis ? » – Emmanuel Wirtz
« Présence à soi et au monde par la pratique de la méditation » – Michèle Suraci
« La présence : Qualité, Posture et processus » – Valérie Glikson

Tous les jours sont proposés des groupes de rencontre facilités par les formateurs de l’Ifrdp.